Les prix des matériaux de construction ont connu une augmentation sensible depuis plus d’un an. Parmi les plus fortes hausses, celle du prix de l’acier et du bois. Focus sur les prix du bois de construction en 2022 et perspectives pour 2023.

Cours du bois

Comment évolue le cours du bois en 2022 ?

Dans sa publication d’août 2022, le Centre d’Études de l’Économie du Bois (CEEB) relève l’évolution des cours du bois en 2022. Il chiffre par exemple la variation des tarifs entre le deuxième trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022 :

  • + 25,4 % pour les plateaux de chêne, épaisseur 27 à 54 mm ;
  • + 30,8 % pour les frises (80×27) en chêne, longueur de 1 mètre et + ;
  • + 33,7 % pour les madriers et bastaings en sapin épicéa, longueur de 3 à 5 mètres ;
  • + 34,8 % pour les chevrons en pin sylvestre, longueur de 3 à 5 mètres.

L’augmentation des prix du bois de construction est donc très nette, et ce pour la plupart des essences et des produits bruts et finis. Le secteur de la menuiserie-serrurerie a connu une augmentation de ses prix de 29 %. Plus globalement, les prix des matériaux ont augmenté de 26 % en moyenne entre janvier et juillet 2022, d’après la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB).

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Quelles sont les causes de l’augmentation du prix du bois ?

La crise sanitaire est l’une des premières causes de ce phénomène. Les scieries ont ralenti ou même arrêté leur activité pendant les différentes périodes de confinement, si bien que tout leur calendrier de livraison a été décalé.

Les chantiers de construction ont eux aussi subi des retards, de sorte que la demande est très élevée, puisqu’elle se compose à la fois des chantiers en retard et la demande actuelle. Suivant la loi de l’offre et de la demande, les tarifs augmentent mécaniquement.

Le gouvernement français a adopté la Réglementation environnementale RE2020, qui impose d’augmenter la proportion de matériaux biosourcés dans les constructions, de manière à décarboner le secteur du logement pour lutter contre le dérèglement climatique. La construction de maisons en bois a d’autant plus le vent en poupe qu’elle correspond aux évolutions législatives récentes.

Lecture recommandée : RE2020 et permis de construire : quels impacts ?

Au-delà de la demande locale, la demande internationale est également forte, notamment en Chine et aux États-Unis, qui importent beaucoup de bois européens. Enfin, la flambée des prix du pétrole liée à la guerre en Ukraine fait que le transport des composants des produits transformés et des matériaux coûte plus cher également. La conjoncture haussière actuelle est donc liée à un ensemble de causes qui s’additionnent.

Quelles sont les conséquences de cette hausse du prix du bois pour la filière de la construction ?

Les fournisseurs de matériaux appliquent cette hausse du prix du bois à leurs clients professionnels. À leur tour, les entreprises du secteur du bâtiment et du BTP ont dû répercuter cette augmentation sur leurs chiffrages et leur devis. En effet, le coût des matériaux représente plus de 30 % des coûts des entreprises du secteur. Elles ont également dû raccourcir la durée de validité de leurs devis, car les prix fluctuent rapidement.

À cette poussée inflationniste s’ajoute un allongement des délais de livraison. Les fournisseurs ne peuvent plus garantir à leurs clients les dates de livraison, ce qui rend la situation encore plus incertaine et complexe.

Face à cette augmentation spectaculaire des coûts, une partie de la clientèle peut retarder les travaux souhaités ou y renoncer. Ceci crée des délais de prise de décision plus longs de la part des clients, des incertitudes pour les entreprises.

Tous ces facteurs fragilisent les marges et la trésorerie des sociétés du bâtiment et de l’agencement et cela peut même mettre en danger leur santé financière.

Quelles sont les perspectives pour 2023 ?

Les prévisions pour 2023 indiquent que la tendance à la hausse du prix du bois va se poursuivre. Les difficultés géopolitiques actuelles et l’augmentation des prix de l’énergie ne semblent pas non plus devoir trouver une issue dans les prochaines semaines. Certaines organisations professionnelles dénoncent aussi une politique spéculative de la part des fournisseurs, qui profiteraient du contexte tendu pour augmenter leurs bénéfices.

Heureusement, la demande en construction, travaux d’entretien et rénovation reste importante, ce qui permet de relativiser les craintes des professionnels. La CAPEB prévoit que la croissance actuelle dans le neuf comme dans l’ancien devrait se poursuivre. Au deuxième trimestre 2022, on note 2,5 % de croissance dans le neuf et 3 % dans l’ancien entre le deuxième trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022.

Comment les solutions numériques comme PlanRadar permettent-elles de réaliser des économies sur les chantiers de construction ?

Dans ce contexte où les trésoreries des entreprises du bâtiment et de la construction sont plus tendues, il est d’autant plus important de rationaliser les projets et d’améliorer l’efficacité de tous les acteurs sur les chantiers.

Les outils numériques permettent de mieux anticiper, réagir et s’adapter. En utilisant un logiciel de gestion de chantier comme PlanRadar, vous avez tous vos documents stockés sur le cloud et accessibles depuis tout appareil connecté à Internet. Vos commandes, vos devis et vos factures sont disponibles en tout lieu.

Les modifications de planning, devenues plus fréquentes avec les retards de livraison des matériaux, peuvent être gérées directement, avec un outil numérique unique. Vous assurez la planification, le suivi et la validation des tâches en temps réel, avec des rapports transmis en direct à tous les interlocuteurs concernés.

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